Spencer Long, Genesus Inc.

Le prix du porc reste élevé, avec le prix actuel en Ontario juste autour de 67 ¢ de poids vif américain par livre. C'est positif alors que nous nous dirigeons vers les mois d'été, car le nombre total de porcs continue de rester inférieur.

Les prix du maïs et du blé sont toujours élevés, réduisant la rentabilité. Statistique Canada a publié cette semaine des estimations basées sur des enquêtes qui montrent que plus d'acres de blé et de maïs sont plantées. La superficie totale consacrée au blé devrait augmenter de 7.2 % pour atteindre 25 millions d'acres et le maïs devrait augmenter de 6.4 % pour atteindre 7 millions d'acres. L'impact de ces nombres projetés d'acres plantés sur les prix futurs réels reste à voir.

La Chine achètera-t-elle autant de blé que les années précédentes ? L'Ukraine et la Russie pourront-elles exporter largement leur blé ? Quel impact la plantation tardive au Canada en raison des conditions météorologiques aura-t-elle sur le nombre total d'acres?

La météo en Ontario n'a pas encore été propice à la plantation. Il a été humide et une température très haut et bas ce printemps jusqu'à présent. Cela a mis les agriculteurs à la traîne et la tension a augmenté. En raison de ces températures fraîches, nous n'avons pas encore pu évaluer avec précision les cultures d'hiver.

La sécheresse de l'Ouest canadien l'an dernier a été extrêmement difficile pour plusieurs. Les fortes tempêtes de neige qui ont apporté plusieurs pieds de neige au Manitoba à la fin avril ont suscité des sentiments positifs chez les agriculteurs qui envisagent l'été. Espérons que cette humidité extrême est en mesure de fournir à une grande partie de la région un sol lentement imbibé de terre. D'un autre côté, la plantation a été repoussée en raison de la forte humidité, ce qui pourrait avoir une incidence sur le nombre total d'acres plantées.

Olymel a annoncé une réduction du flux de porcs ontariens acheminés vers son usine du Québec. Cette réduction entraînera inévitablement l'envoi de porcs vers d'autres usines à l'avenir. Avec les usines Conestoga et Sofina en Ontario à pleine capacité ou presque, ces porcs excédentaires de l'usine Olymel devront sortir de la province. Bonne nouvelle pour les abattoirs au sud de la frontière qui sont à la recherche de porcs. Avec le manque d'investissements dans la transformation du porc, les chances d'expansion ou de croissance de la production porcine en Ontario sont minces. L'industrie ne peut pas croître si les capacités de traitement n'augmentent pas. C'est bien que les abattoirs américains manquent de porcs, sinon les choses pourraient devenir vraiment intéressantes ici.

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Cette publication a été écrite par Genesus